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Article de Cedric A.

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Pourquoi des générateurs de sites statiques ?

Publié le 26/01/2018
/vie-du-web

Depuis quelques années on peut observer l’apparition d’une tendance de fond, malheureusement parfois dévoyée par les publicitaires, le « less is more ». Faire plus avec moins ou, plus exactement, en faire moins c’est mieux.

Petit historique

On est parti d’un constat simple : tout ce qui nous entoure et qui est vaguement électronique doit faire blip et blup pour être reconnu comme tel. Et ceci depuis les débuts de la « technologie moderne » réelle ou fantasmée, comme on peut le voir dans les séries et les films d’anticipation depuis les années 50-60.

L’imaginaire collectif s’est construit sur ces bases et l’apparition de l’informatique pour tous n’a fait qu’accélérer le processus. Le net n’a fait que prendre la suite. Et là ce fut festival ! Du son, des vidéos, des machins qui tournent en pseudo 3D, des couleurs, des fenêtres qui popent sur l’écran, etc. Comme d’habitude quand on peut faire un truc nouveau, on a tendance à y aller à fond, jusqu’à l’écœurement.

Et puis des  « usines à gaz » se sont mises en place : les CMS (cf : Wikipedia ) . Outils fabuleux au demeurant (je ne cracherai dans la soupe), mais exploités n’importe comment et surtout pour n’importe quoi.

Je m’explique : un CMS (Wordpress est le plus célèbre) permet de gérer tout un tas de paramètres et notamment les bases de données, de façon transparente et dynamique (je résume). Ok génial, ça facilite grandement les choses pour tout un tas de sites (commerce en ligne, blogs avec de nombreux participants, etc.), mais cette simplicité utilisateur à un corollaire : si devant c’est simple, derrière c’est lourd !

Vraiment très lourd

Selon certains on arriverait à générer un trafic de 3,5Mo pour une page ayant un contenu utile de 10Ko. Juste 350 fois plus. Alors si le contenu se justifie, pourquoi pas, mais si c’est juste pour consulter un blog sans commentaires ou dans certains cas un site vitrine , c’est générer un trafic inutile et pénalisant pour l’utilisateur.

Car consulter ce genre de sites depuis chez soit avec un réseau haut débit efficace ou en mobilité avec de la 4G sur un smartphone récent, pas de problème. Mais la visite du même site avec une 3G faiblarde ou, encore pire mais très courant en Edge, sera au mieux pénible et au pire impossible.

Et je ne parle même pas des problèmes de sécurité liés à l’utilisation intensive par ces CMS des bases de données et du php.

Bon alors du coup on fait quoi, on revient en 1998 ?

Pas nécessairement, et c’est là que les GSS (Générateurs de Sites Statiques) interviennent. Au prix d’un petit apprentissage (bon ok un gros apprentissage si vous n’y connaissez vraiment rien du tout en html) on peut avoir le meilleur des deux mondes : des sites rapides et sûrs mais sachant aussi utiliser assez facilement des thèmes, des catégories, des étiquettes, et tout ce qui fait la polyvalence et la force des CMS.

En gros le générateur de site statique va organiser vos fichiers et dossiers de façon à générer au final un site « à l’ancienne » c’est à dire basiquement le trio HTML, CSS et JS. C’est ce site « finalisé » qui se trouvera chez l’hébergeur, les données qui le composent seront bien au chaud chez vous, sur votre ordinateur.

Pas de soucis de sauvegarde régulière à faire depuis votre site puisque pour le mettre à jour vous avez forcément dû utiliser votre ordinateur et que les fichiers sont donc présents sur ce dernier. De la même façon, en cas d’attaque sur votre site, il vous suffira de recompiler (rassurez vous c’est une général une commande très simple du type « compile ») le site et de l’uploader à nouveau chez votre hébergeur.

Et vous gardez la souplesse d’une organisation en pages, articles, et images comme sur n’importe quel CMS. Les bases de données et le php en moins.

Ok c’est super, mais quel GSS utiliser ?

Alors là soyons clair, c’est la jungle. Il y en a pour tous les gouts. Il en existe des simples d’accès : Harp, de plus complexes : Hugo, des vieux de la vieille : Jekyll, des petits nouveaux : Elevently, et plein d’autres que je vous laisse découvrir par vous même.

En résumé c’est bien ?

Clairement oui. C’est très bien. Ça demande un poil d’apprentissage mais ça en vaut la peine. Les GSS nous forcent à repenser notre relation au web et à aller vers plus d’efficacité (notion qui s’est un peu perdue ces dernières années). Le net est fragile, sa neutralité est maintenant mise en cause et cela se traduira nécessairement par des débits réduits. Il est temps pour nous de passer à des sites plus simples, moins tape-à-l’œil et plus riches de contenu que de contenant, mais sans pour autant se passer des avancées des dernières technologies. Cet équilibre peut et doit être trouvé et il passera, entre autre, par les GSS.

Pour aller plus loin

Mister Maniac Geek

Son phrasé est un peu « vert » parfois mais je vous conseille fortement la lecture de cet article, il explique les tenant et les aboutissants des GSS.

Cedric A.